Communiqué de presse de Florian Philippot

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

La commission d’enquête sur l’affaire Benalla doit être publique !

 

L’affaire Benalla montre que la “République exemplaire” et le “monde nouveau” que promettait le candidat Macron n’étaient que de la poudre aux yeux. Les pratiques du pouvoir s’apparentent en réalité davantage à de la barbouzerie. De nombreuses et importantes questions se posent sur l’attitude et la responsabilité du président de la République et de son cabinet dans cette affaire.

 

Dans ce contexte, les Patriotes se réjouissent de ce que la Commission des Lois de l’Assemblée nationale se constitue en commission d’enquête.
Mais ils réclament solennellement que les auditions de cette commission d’enquête soient publiques.

 

En effet, devant la gravité des faits, il est impossible que les échanges avec les principaux responsables de l’Etat se fassent à huis clos et ne soient accessibles qu’aux seuls députés membres de cette commission.

 

Le public doit dont pouvoir assister aux auditions de la commission d’enquête, et celles-ci doivent être télévisées.

 

Le gouvernement s’est d’ores et déjà compromis par sa communication pour le moins lacunaire et incompréhensible sur cette affaire.

 

Il appartient désormais à l’Assemblée nationale d’exercer pleinement sa fonction de contrôle de l’exécutif et de faire la lumière publiquement, avec la justice, sur une affaire qui ne fait que commencer.

Non, la loi ne garantit pas encore suffisamment une protection effective de la neutralité du net.

Communiqué de presse de Cyril Martinez

Référent national des Patriotes – Numérique & Innovation
 

 

En réagissant à une question d’une députée de la majorité, le gouvernement a assuré que le cadre légal actuel offre un bon niveau de protection de la neutralité du net en France, y compris pour les technologies à venir. Cette affirmation est fausse : de nombreux spécialistes alertent sur les risques encourus si nous n’améliorons pas nos lois sur le numérique. Certains affirment même que nous suivons la même pente que les États-Unis, eux qui ont mis fin à la neutralité du net en décembre dernier.

 

Principe fondateur d’Internet, la neutralité du net permet à tout un chacun, quel que soit son opérateur, d’accéder aux mêmes services numériques avec la même facilité et le même débit. Le choix Outre-Atlantique d’y mettre fin a alerté de nombreux spécialistes sur l’avenir de ce modèle en France et en Europe. Seuls deux textes en France nous « protègent » : une loi française (la loi pour une République numérique d’octobre 2016), et une réglementation européenne (Règlement du 25 novembre 2015).

 

Les récents événements ont montré que l’encadrement légal de la neutralité du net n’est pas abouti y compris pour des innovations mineures comme la 4G fixe qui ne respecte pas ce principe, ce qui a valu à certains opérateurs d’être rappelés à l’ordre, sans pour autant qu’ils se conforment ensuite à la loi.

 

L’impuissance de l’UE face aux lobbies, il suffit de voir comment elle se couche face aux GAFAM, fragilise grandement l’encadrement légal de ce principe en France.

 

Aux Patriotes, nous sommes favorables à un encadrement légal français de la neutralité du Net, avec de nouvelles lois plus précises et exhaustives, rédigées avec le concours d’experts et d’associations du numérique. Cette démarche permettra de retrouver une partie de notre souveraineté numérique, mais également de nous protéger des instances supranationales, plus souvent animées par des intérêts privés que par la volonté de servir l’intérêt général.

Communiqué de Philippe Murer

Communiqué de Philippe Murer,

Économiste 

L’évasion fiscale vers le Luxembourg du patron de Publicis démontre l’inefficacité des cadeaux faits aux plus riches par Macron et une certaine ingratitude !

Le patron de Publicis, Maurice Levy, a été fort bien récompensé pour son succès à la tête de l’entreprise privée. Il a touché des millions d’euros de bonus et détient 2% du capital de Publicis représentant environ 275 millions d’euros. Il vient de transférer la moitié de ses actions au Luxembourg, ce paradis fiscal blotti au cœur de l’Union Européenne, afin d’éviter de payer des impôts en France.

 

En sus de la suppression de l’ISF pour les actions et valeurs mobilières, le président Macron avait fait baisser drastiquement la taxe sur les dividendes à 30% afin de favoriser l’investissement en France. Le geste de Maurice Levy démontre qu’il n’en est rien. Tant que les impôts seront supérieurs à zéro et que la loi et les diverses conventions fiscales le permettront, nombre des plus riches transféreront leur argent vers les paradis fiscaux tout en bénéficiant de tous les avantages de la France.

 

Ce fait divers financier démontre deux choses. La première est que la suppression de l’ISF sur les actions et la « flat tax » sur les dividendes sont bien un cadeau aux plus riches et ne permettront pas l’explosion de l’investissement en France. La seconde est que l’Union Européenne, en protégeant les paradis fiscaux comme le Luxembourg, nous empêche de combattre ces comportements inadmissibles de fuite des plus puissants devant l’impôt dû à la collectivité. Dès lors, ce sont ceux qui ne fuient pas, les Français des classes moyennes, qui supportent un fardeau fiscal démesuré.

 

Une grande agilité et une totale liberté d’action du gouvernement français c’est-à-dire la souveraineté nationale sont nécessaires pour en finir enfin avec cette plaie de l’évasion fiscale qui coûte 60 à 80 milliards chaque année soit l’équivalent de notre déficit public. Cela nécessite bien évidemment le Frexit.